Road trip en Croatie : des îles dalmates à Dubrovnik (2ème partie)

Après avoir traversé les parcs nationaux, les villes médiévales et les vestiges romains de la côte dalmate lors de la 1ère partie de mon itinéraire, il est temps de prendre le large pour la deuxième partie de mon voyage en Croatie qui dévoile une autre facette du pays : celle des îles baignées par les eaux cristallines de l’Adriatique, des villages de pêcheurs, des vignobles en terrasse et des cités fortifiées tournées vers la mer. De Hvar à Korčula, en passant par les îles Pakleni et l’archipel des Elaphites, sans oublier la majestueuse Dubrovnik, cet itinéraire offre un équilibre parfait entre patrimoine, nature et douceur de vivre méditerranéenne. J’ai parcouru cet itinéraire en solo et au mois de mai. Dans le précédent article, vous pourrez consulter la première partie de ce voyage sur les routes de Plitvice à Split.

  • Partie 1 – Jour 1 à 7 : De Plitvice à Split (Plitvice, Krka, Zadar, Šibenik, Trogir, Split)
  • Partie 2 – Jour 8 à 15 : Des îles à Dubrovnik (Hvar, Korčula, îles dalmates et Dubrovnik)

Jour 8 & 9 – L’île de Hvar 

La première étape de mon itinéraire me conduit à l’île de Hvar. Si cette dernière est souvent associée à son ambiance festive, l’île mérite largement qu’on s’éloigne de sa ville principale pour en découvrir les paysages et les villages plus confidentiels. Entre champs de lavande, oliveraies, routes sinueuses et criques aux eaux turquoise, elle dévoile une identité bien plus authentique que sa réputation ne le laisse imaginer.

Un peu d’histoire

Hvar est l’une des îles les plus ensoleillées de la Méditerranée qui revendique fièrement 2 800 heures de soleil par an. Sa colonisation grecque remonte au 4ème siècle avant J.-C., quand des colons de l’île de Paros fondent Pharos (l’actuelle Stari Grad) et Dimos (l’actuelle Hvar Town). Après la période romaine, l’île passe successivement sous domination byzantine, croate, vénitienne et c’est surtout Venise qui marque durablement son architecture et son mode de gouvernance pendant plusieurs siècles. 

Que faire sur l’île de Hvar ? 

Malgré sa réputation de destination la plus ensoleillée de Croatie, la météo lors de ma première journée sur l’île de Hvar était proche de la tempête. J’avais loué une voiture pour pouvoir explorer l’île et ses villages et même si la météo a un peu changé mes plans, cela ne m’a pas empêché de visiter quelques incontournables. La seconde journée de ma visite de Hvar était consacrée à Hvar Town et l’archipel des îles Pakleni sous un soleil radieux. 

Flâner à Jelsa

Plus discrète que Hvar Town, Jelsa est situé au nord de l’île et séduit par son atmosphère détendue de bourg de pêcheurs. Son port, ses terrasses de bord de mer et ses petites boutiques en font une étape idéale pour flâner quelques heures entre deux averses.

Découvrir Stari Grad

Stari Grad est l’une des plus anciennes villes de Croatie et un site de référence pour l’histoire antique de la côte dalmate. Fondée il y a plus de 2 400 ans, elle conserve un centre historique où il fait bon se perdre dans les ruelles pavées, entre maisons en pierre et petites places. Le château Tvrdalj, résidence d’été du poète croate Petar Hektorović, est l’un des monuments les mieux préservés de l’île. Il était malheureusement fermé lors de ma visite. À quelques kilomètres du village, la plaine de Stari Grad, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, témoigne de l’organisation agricole mise en place à l’époque grecque. Ses murs de pierre délimitent les parcelles, aux mêmes emplacements qu’il y a vingt-cinq siècles. En raison de la forte tempête, ma visite de Stari Grad a été écourtée et je n’ai pu me rendre à la plaine de Stari Grad, cela sera pour une autre voyage !

Déguster les vins de Hvar

Grâce à son climat méditerranéen et à ses coteaux particulièrement ensoleillés, Hvar produit certains des meilleurs vins croates, notamment le Plavac Mali, cépage rouge aux tanins prononcés et aux notes de fruits noirs. Une dégustation dans un domaine viticole permet de découvrir ces cépages locaux tout en profitant de paysages magnifiques. Je me suis rendue dans le restaurant Hora Hvar qui propose un déjeuner avec dégustation de 3 vins croates au beau milieu des vignes. Je vous conseille de commander la peka, un plat typique de la région pour une expérience encore plus locale (la réservation est obligatoire car ce plat nécessite plusieurs heures de cuisson). 

Profiter de Hvar Town

Pour cette deuxième journée sur Hvar, le soleil est revenu et je profite de ce temps radieux pour visiter Hvar Town, la capitale de l’île. De réputation très animée et considérée comme la « Ibiza » de Croatie, j’ai trouvé la ville étonnamment calme et agréable : un avantage supplémentaire de visiter la Croatie en dehors de la haute saison touristique.

Hvar Town concentre plusieurs monuments incontournables : le Monastère franciscain, fondé au 15ème siècle sur la pointe est de l’île, la Cathédrale Saint-Étienne et son clocher dominant le port et la Forteresse Fortica, perchée à 100 mètres au-dessus de la ville. Le reste de la ville est un dédale de ruelles étroites, d’escaliers abrutes et d’allées pavées particulièrement pittoresques sans oublier son joli port de plaisance.

Le grand incontournable de Hvar Town est sans aucun doute la Fortica, construite par les Vénitiens au 16ème siècle puis renforcée par les Espagnols d’où son surnom de « forteresse espagnole ». Elle offre depuis ses remparts l’un des panoramas les plus saisissants de toute la côte dalmate : la vieille ville en contrebas, le port plein de voiliers et de catamarans, et l’archipel des Pakleni qui s’étire à l’horizon. La montée dure une vingtaine de minutes depuis le centre-ville et vaut véritablement le détour à n’importe quelle heure de la journée !

L’archipel des îles Pakleni

Face à Hvar Town, les îles Pakleni forment un petit archipel d’une vingtaine d’îlots couverts de pins et bordés de criques aux eaux translucides. Leur nom ne vient pas, comme on pourrait le croire, du mot croate pour « enfer » (pakao) mais du mot paklina, cette résine de pin dont les habitants enduisaient autrefois les coques de leurs bateaux. On rejoint facilement les îles Pakleni en bateau-taxi (20 minutes, 10 € environ la traversée A/R) depuis le port de Hvar Town pour passer une journée (ou une demi-journée) entre baignade, snorkeling et balades. Certaines plages des Pakleni sont parmi les plus fréquentées de Hvar (Milna, Palmižana, Stipanska), d’autres accessibles uniquement à pied après une courte randonnée depuis le point de débarquement, offrent un cadre beaucoup plus sauvage. C’est dans cet archipel des Pakleni que l’on retrouve pleinement l’atmosphère méditerranéenne de la Croatie : le silence, la chaleur, les pins, l’eau claire. Une virée dans les îles après avoir visité Hvar Town est l’une des plus expériences incontournables de Hvar.

Guide pratique pour visiter l’île de Hvar

Accéder à l’île de Hvar : plusieurs destinations de l’île Hvar sont desservies depuis Split :
1. Catamaran passagers : trois compagnies de catamaran desservent Hvar Town depuis Split : TP Line, Jadrolinija et Krilo. Comptez 25 €/aller et entre 55 minutes et 1h20 de traversée. Depuis Split, il est possible de rejoindre Stari Grad avec la compagnie Jadrolinija (8,40 € par adulte en saison) pour 2h de traversée. Jelsa est desservie depuis Split par la compagnie Krilo en 1h40 depuis Split (25 €/aller). A réserver en avance sur Direct Ferries ou sur le site de la compagnie directement.
2. Car ferry (compagnie Jadrolinija) : de juin à septembre, il faut compter 47,60 € par voiture et 8,40 € par passager pour embarquer à bord d’un car-ferry avec son véhicule. La traversée se fait en 2h environ et l’arrivée se fait obligatoirement à Stari Grad. Plus d’infos sur le site officiel. 

Se déplacer sur l’île de Korcula : il existe une ligne de bus local entre Stari Grad, Jelsa et Hvar Town (mais les horaires sont peu étendus). La location de scooter ou d’une voiture est possible notamment à Stari Grad et Hvar Town pour se déplacer plus facilement sur l’île.

Meilleur moment pour visiter Hvar : mai-juin et septembre pour éviter la foule et les prix excessifs de l’été. 

Jour 10 & 11 – L’île de Korčula 

Souvent comparée à Dubrovnik pour ses remparts et son architecture médiévale, l’île de Korčula possède pourtant une personnalité bien à elle, plus tranquille et plus accessible. Elle constitue l’un des coups de cœur de mon voyage en Croatie et la seconde étape de mon itinéraire dans les îles croates. 

Un peu d’histoire

L’île de Korčula a une histoire particulièrement riche. Colonisée par les Grecs dès le 4ème siècle avant J.-C., elle passe ensuite sous domination romaine, byzantine, puis vénitienne. Sa vieille ville, construite sur une petite presqu’île, est organisée selon un plan en arêtes de poisson de part et d’autre d’un axe central. Cette structure n’était pas seulement esthétique, elle permettait d’orienter les rues pour canaliser les vents et rafraîchir la ville en été, tout en la protégeant des vents les plus violents. Un urbanisme climatique vieux de plusieurs siècles. 

Que faire sur l’île de Korcula ? 

Se promener dans Korčula Town

Ma visite commence naturellement par la cathédrale Saint-Marc, dont la façade mêle le gothique et le Renaissance et dont l’intérieur cache un polyptyque attribué à l’atelier de Tintoret, découverte surprenante dans une église de taille si modeste. Les ruelles pavées serpentent jusqu’aux remparts depuis lesquels plusieurs belvédères offrent de belles vues sur la mer Adriatique. La Tour du Gouverneur et la porte de la ville avec son campanile adjacent sont les éléments défensifs les mieux conservés de la vieille-ville. 

La ville de Korcula revendique aussi d’être le lieu de naissance de Marco Polo, une revendication disputée par les historiens, qui penchent pour Gênes, mais que les habitants de Korčula défendent avec conviction. Le Centre Marco Polo retrace la vie du voyageur à travers une exposition bien faite qui contextualise ses voyages à l’époque.

A l’extérieur de cette presqu’île, la forteresse (fortica) domine une colline. Il ne reste plus grand chose de cette bâtisse défensive mais en contrebas le point de vue panoramique sur Korcula mérite bien la raide montée d’une quinzaine de minutes. 

Explorer Lumbarda et ses vignobles

À six kilomètres de Korčula Town, la commune de Lumbarda contraste totalement avec la vieille ville fortifiée. Fondée par des colons grecs qui y cultivaient déjà la vigne, ce village est le berceau du Grk, un cépage blanc cultivé nulle part ailleurs dans le monde, sur ces mêmes sols sableux depuis l’Antiquité. La dégustation chez les petits producteurs locaux est l’une des expériences les plus mémorables de Croatie. Pour une dégustation de vin de qualité, rendez-vous chez Winery Sabulum, Popic Winery ou encore Bire Winery (réservation à l’avance conseillée). 

Découvrir l’archipel de Korčula

L’île de Korcula dévoile un archipel de petites îles voisines à explorer le temps d’une demi-journée. L’île de Badija abrite un monastère franciscain du 15ème siècle et une population de daims sauvages qui s’y promènent librement depuis des siècles.

Plus confidentielle, l’île de Vrnik cache un petit village de pierre et d’anciennes carrières de calcaire qui ont fourni la pierre utilisée dans de nombreux monuments de Dubrovnik à Venise. 

Guide pratique pour visiter l’île de Korcula

Accéder à l’île de Korcula :
– Depuis Hvar : entre 1h15 et 1h25 de traversée avec les compagnies Krilo et TP Line (25 €/aller). 
– Depuis Split : entre 2h30 et 3h05 de traversée avec les compagnies Krilo et TP Line (30 €/aller). 
– Depuis Dubrovnik : entre 2h et 2h25 de traversée avec les compagnies Krilo et TP Line (à partir de 25 €/aller). 
Des liaisons en ferry desservent également l’île de Bol, l’île de Mjet et la Makarska depuis Korcula. Plus d’infos sur le comparateur Direct Ferries ou sur le site des compagnies. 

Se déplacer sur l’île de Korcula : pour se déplacer sur l’île (et en particulier vers l’ouest de l’île), l’idéal est de louer une voiture ou un scooter. La commune de Lumbarda est accessible en bus, en vélo ou en bateau-taxi depuis Korčula Town. Les îles de l’archipel de Korcula sont accessibles en bateau-taxi depuis le port/l’embarcadère des ferries de Korcula Town. Plusieurs prestataires proposent un billet hop-on hop-off très pratique et valable la journée pour 20 €/personne (à réserver directement sur place). 

Meilleur moment : mai-juin et septembre. En été, la ville est vite bondée et les prix au plus haut.

Jour 12 & 13 : Dubrovnik 

Difficile d’imaginer une plus belle conclusion pour un road trip en Croatie que Dubrovnik. Surnommée la « Perle de l’Adriatique », la ville m’impressionne dès mon arrivée avec ses puissants remparts, ses toits de tuiles orangées et la mer omniprésente. Mais derrière la beauté de la carte postale se cache une histoire politique et diplomatique exceptionnelle, celle de la République de Raguse, une cité-état indépendante qui a perduré pendant près de cinq siècles. 

Un peu d’histoire

Ce qui frappe dans l’histoire de Dubrovnik, c’est sa capacité à avoir maintenu son indépendance pendant cinq siècles entre des empires qui auraient pu l’écraser (Venise, l’Empire ottoman, l’Empire habsbourgeois). Sa devise, Libertas, est encore gravée sur les murs de la vieille ville. En 1416, la République de Raguse abolit le servage et en 1418, elle devient le premier État européen à abolir l’esclavage, trois siècles avant l’Angleterre. En 1667, un tremblement de terre dévastateur détruit une grande partie de la ville. Elle se reconstruit en style baroque, ce qui explique l’unité architecturale remarquable de la vieille ville actuelle.

Que faire à Dubrovnik ? 

Je suis restée à Dubrovnik pendant 4 jours complets avec 2 journées consacrées à la visite de la ville et 2 journées complémentaires pour visiter les îles alentours (Lokrum et Elaphites). En effet, outre ses célèbres remparts, Dubrovnik ne manque pas de lieux d’intérêts que j’ai eu plaisir d’explorer pendant ces 2 jours. 

Parcourir les remparts

Les remparts de Dubrovnik constituent l’attraction phare de la ville et la plus visitée de Croatie. Comment ne pas tomber sous le charme de cette muraille longue de près de 2 kilomètres, qui encercle presque entièrement la vieille ville ? À certains endroits, les murailles atteignent même 25 mètres de hauteur et leur largeur varie considérablement selon qu’elles font face à la terre ou à la mer. Elles constituent l’un des ensembles de fortifications les mieux conservés d’Europe. 

Les premières fortifications de Dubrovnik remontent au 8ème siècle, mais le tracé actuel des remparts commence véritablement à prendre forme au 13ème siècle. Leur construction et leur renforcement se poursuivent pendant plusieurs siècles, avec une période particulièrement intense entre le milieu du 15ème et la fin du 16ème siècle. L’objectif est alors de protéger la puissante République de Raguse, cité maritime et commerciale qui doit composer avec les ambitions des différentes puissances de la Méditerranée. Cette histoire explique la diversité des ouvrages que l’on rencontre en parcourant les remparts : tours et bastions, portes et forteresses se succèdent sur le parcours. Les forts de Lovrijenac et de Revelin, situées à l’extérieur du tracé principal, complètent le dispositif défensif. Les remparts ont également traversé les grandes épreuves de l’histoire de Dubrovnik. Ils ont relativement bien résisté au tremblement de terre de 1667, qui détruisit ou endommagea une grande partie de la ville. Plus récemment, ils ont subi les conséquences des bombardements des années 1990, avant de faire l’objet de travaux de restauration. 

Si les remparts sont aussi populaires, ce n’est pas uniquement pour leur intérêt historique. La vue est tout simplement spectaculaire depuis les hauteurs. Dubrovnik apparaît sous un angle impossible à apprécier depuis ses ruelles. D’un côté, on domine les toits orangés de la vieille ville et le tracé du Stradun ; de l’autre, les murailles plongent directement vers l’Adriatique. Au loin se dessinent l’île de Lokrum et les reliefs de la côte dalmate. La promenade permet également de se rendre compte de la configuration particulière de Dubrovnik : la ville est compacte, enfermée entre ses fortifications, la montagne et la mer. 

QUE VOIR LES LONG DES REMPARTS DE DUBROVNIK ?

Il faut compter environ 1h30 à 2h pour profiter réellement des remparts, davantage si l’on s’arrête souvent pour photographier la ville (ce qui est mon cas et j’ai réalisé le tour complet en 2h30). Le parcours permet de découvrir plusieurs points particulièrement intéressants. Les trois principaux accès au remparts se trouvent près de la porte de Pile, de l’église Saint-Luc à l’est et du fort Saint-Jean. Il est donc possible de commencer la promenade à différents endroits, même si l’accès de Pile est plus pratique lorsqu’on arrive depuis l’entrée principale de la vieille ville. Le parcours n’est d’ailleurs pas complètement plat : il faut monter et descendre régulièrement des escaliers et certaines portions peuvent être assez étroites. Cela reste une visite accessible à la plupart des visiteurs, mais je déconseille de l’aborder comme une simple promenade tranquille, notamment en plein été, pour les personnes ayant des difficultés à marcher. Le parcours s’effectue dans un seul sens, celui des aiguilles d’une montre, pour faciliter le flux de visiteurs.

La ceinture ouest et sud des remparts offrent des perspectives sur la mer et les façades arrière de la vieille ville. La tour Bokar, à l’ouest, surveillait notamment l’entrée du port et le secteur de Pile. Il ne faut surtout pas se contenter de regarder vers l’extérieur : l’intérieur des remparts est tout aussi intéressant. Depuis le chemin de ronde, on découvre les toits de la vieille ville, le stradun, les clochers, les petites ruelles et les patios qui restent invisibles depuis le niveau de la rue.

Au nord, la forteresse Minčeta domine Dubrovnik depuis le point culminant des fortifications. C’est l’un des symboles de la ville et l’un des meilleurs endroits pour prendre de la hauteur et admirer l’un des plus beaux panoramas sur Dubrovnik.

Enfin, en dehors des remparts, le fort de Lovrijenac se dresse sur un rocher de 37 m à l’ouest de la vieille-ville. Surnommé le Gibraltar de Dubrovnik, il offre une vue en plongée saisissante sur la muraille et le port. Pour une meilleure lumière, je vous conseille de visiter le fort l’après-midi.

Guide pratique pour visiter les remparts de Dubrovnik

La fréquentation touristique sur les remparts de Dubrovnik atteint son apogée en plein été. A cette période, il est conseillé de visiter les remparts dès l’ouverture ou peu avant leur fermeture. Au mois de mai, mon expérience de visite était agréable et ce, même en milieu d’après-midi. A savoir que les excursionnistes et groupes de touristes visitent généralement les remparts le matin à partir de 10h. 

Tarif : l’accès aux remparts de Dubrovnik coûte 40 € par personne. A réserver à l’avance sur le site officiel. La forteresse de Lovrijenac coûte 15 € par personne. L’accès à ces 2 sites est inclus dans le Dubrovnik Pass que je vous recommande pour votre séjour à Dubrovnik. Le pass 3 jours coûte 50 € et est rapidement rentabilisé si vous visitez à minima les remparts et le fort de Lovrijenac. Il inclut également l’entrée au Palais du Recteur, au Musée Maritime, au Monastère Franciscain (parmi tant d’autres lieux d’intérêts de la ville). Informations et achat sur le site officiel.  

Horaires d’accès : les remparts sont ouverts toute l’année (à l’exception de quelques jours – Noël et Nouvel An). Les horaires d’ouverture varient en fonction des saisons. En haute saison, les remparts sont ouverts de 8h à 19h (jusqu’à 18h en septembre/octobre). En basse saison (novembre à mars), les remparts sont ouverts de 9h à 15h. 

A emporter : je vous conseille de prévoir de bonnes chaussures, de l’eau et une protection contre le soleil si vous visitez les remparts en plein été. Une grande partie du parcours est exposée et les températures peuvent rapidement devenir difficiles en pleine journée. 

Visiter les lieux incontournables de la vieille ville

Bien que les remparts concentrent toute l’attention des visiteurs, le reste de la vieille-ville de Dubrovnik vaut bien évidemment de s’y attarder. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979 et bénéficie depuis lors d’un important travail de conservation. Avec 2 jours sur place, j’ai eu le temps de visiter et d’explorer les sites d’intérêt de l’ancienne cité-état. 

La visite débute naturellement par le Stradun, l’artère principale de la vieille ville, longue de 300 mètres, et polie par des siècles de passage. À chaque extrémité, deux fontaines médiévales témoignent du système d’adduction d’eau mis en place dès le 15ème siècle, un luxe rare pour l’époque. Le Stradun est le meilleur point de départ pour rayonner ensuite dans les ruelles adjacentes où se concentrent les monuments incontournables de la vieille-ville de Dubrovnik.

AUTOUR DU STRADUN

Le Monastère franciscain, fondé au 14ème siècle à l’entrée de la porte Pile, abrite l’une des plus anciennes pharmacies encore en activité au monde, ouverte en 1317. Son cloître roman, planté d’orangers, est très agréable et l’un des seuls espaces verts de la vieille-ville. 

✅ Inclus dans le Pass Dubrovnik. Tous les jours de 9h à 18h. 

Le Palais Sponza est le seul grand bâtiment à avoir survécu au séisme de 1667 sans dommages majeurs. Construit au 16ème siècle, il servait à l’origine de douane et de bureau de change pour la République de Raguse, d’où son autre nom, « Divona » (dérivé de l’italien « dogana », douane). Il a aussi accueilli une école et une académie littéraire. Il se distingue par son mélange de styles gothique et Renaissance et abrite aujourd’hui les Archives d’État de Dubrovnik ainsi qu’un mémorial dédié aux défenseurs de la ville tombés pendant la guerre d’indépendance croate (1991-1995). Le palais en lui-même est très beau mais la visite à l’intérieur est très courte. Si le temps vous manque, passez votre chemin.

✅ 5 euros par personne. Ouvert du lundi au samedi de 8h15 à 15h (13h le samedi).

LE PALAIS DU RECTEUR ET ALENTOURS

Le Palais du Recteur, siège du gouvernement de la République, est aujourd’hui un musée qui retrace l’histoire de Raguse et la règle principale qui était en vigueur : le recteur ne pouvait pas quitter le palais pendant son mandat d’un mois, et sa famille devait vivre en dehors pour éviter toute accumulation de pouvoir personnel. Un lieu à ne pas manquer selon moi à Dubrovnik pour mieux comprendre l’histoire de la ville. Par ailleurs, l’audioguide est indispensable.

✅ Inclus dans le Pass Dubrovnik. Tous les jours de 9h à 18h. 

À quelques pas, la Cathédrale de l’Assomption est le principal lieu de culte de la vieille ville. Reconstruite en style baroque après le tremblement de terre de 1667, elle abrite une belle collection d’autels en marbre coloré. Son trésor : des reliques de saint Blaise, patron de la ville, ainsi que des œuvres d’art religieuses de grande valeur (dont des toiles attribuées à l’école du Titien). Selon la légende locale, la première cathédrale bâtie sur ce site aurait été financée par un don du roi Richard Cœur de Lion, dont le navire se serait échoué au retour des Croisades.

✅ Gratuit. Tous les jours de 8h à 19h (11h30 le dimanche). 

En montant les escaliers qui grimpent depuis la place Gundulić, la place du marché animé le matin, on atteint l’église Saint-Ignace, l’une des plus belles de Dubrovnik et l’une des moins visitées. Construite au début du 18ème siècle par les Jésuites, elle est ornée d’un cycle de fresques illustrant la vie de saint Ignace de Loyola.  

✅ Gratuit. Tous les jours de 8h à 19h (horaires variant en fonction des saisons et des offices). 

LE MONASTERE DOMINICAIN ET WAR PHOTO LIMITED

À l’autre bout de la vieille ville, près de la porte Ploče, le Monastère dominicain est moins fréquenté que son homologue franciscain mais possède une collection de peintures et d’orfèvrerie de la Renaissance ragusaine dont des œuvres attribuées à Titien. Son cloître gothico-Renaissance est aussi très agréable pour une pause au calme.

✅ 5 euros par adulte. Ouvert tous les jours de 9h à 18h en saison et de 9h à 16h hors saison. 

War Photo Limited est l’une des visites les plus marquantes de Dubrovnik, un musée consacré à la photographie de guerre, qui expose de façon permanente des témoignages photographiques des conflits de la fin du 20ème siècle (ex-Yougoslavie, Moyen-Orient, Irak, Afghanistan). Ces images de destruction et de souffrance forcent à regarder Dubrovnik autrement et à se souvenir que la ville elle-même a subi un siège encore très récemment entre 1991 et 1992. J’ai été particulièrement émue par la visite de ce musée d’un autre genre, à la fois lieu de mémoire et d’histoire. 

✅ 10 euros par adulte. Ouvert tous les jours de 10h à 21h. 

LE VIEUX PORT ET LES MUSEES

À l’extrémité est de la vieille ville, le Vieux Port est le point de départ historique du commerce maritime de la République de Raguse. Aujourd’hui encore animé par les bateaux pour Lokrum et les excursions vers les îles, il offre un joli point de vue sur le Fort Saint-Jean (Tvrđava Sveti Ivan).

C’est dans le fort Saint-Jean que se trouve le musée maritime, dont les collections retracent l’histoire navale de la République à travers cartes anciennes, instruments de navigation, maquettes de navires et documents d’époque. Une visite complémentaire idéale après les remparts, pour comprendre ce que Raguse devait à la mer.

Enfin, le musée archéologique, plus confidentiel, présente quant à lui une petite collection allant de la préhistoire à la période romaine et médiévale. Sa visite présente un intérêt moindre et il vaut mieux privilégier le musée maritime si le temps vous manque. 

✅ Le musée maritime et le musée archéologique sont inclus dans le Dubrovnik Pass. Ils sont fermés le mercredi. Le musée maritime est ouvert de 9h à 18h en saison (jusqu’à 14h ou 16h en basse saison) et le musée archéologique est ouvert de 9h à 16h (vendredi de 10h à 15h). 

UNE PAUSE PLAGE : BANJE BEACH OU SVETI JAKOV

À quelques minutes à pied de la vieille-ville, la plage de Banje est la plus accessible et la plus connue de Dubrovnik. Plage de galets avec vue directe sur les remparts, elle est idéale pour une pause baignade entre deux visites. Le cadre est sublime mais elle est très fréquentée en haute saison. Pour plus de tranquillité, la plage de Sveti Jakov (15 min à pied à l’est) est nettement moins bondée, avec une vue encore plus dégagée sur l’Adriatique.

💡La plupart des lieux cités plus haut sont inclus dans le Dubrovnik Pass (excepté le Monastère Domincain, War Photo Limited et le Palais Sponza). Le Dubrovnik Pass 3 jours coûte 50 euros et inclut également l’accès aux remparts (autrement 40 €/personne sans le pass). Il est fortement recommandé de se procurer ce pass pour visiter Dubrovnik et réaliser des économies. Plus d’infos et achat en ligne directement sur le site officiel.

Admirer Dubrovnik depuis le Mont Srđ

Pour prendre toute la mesure de la ville, rien ne vaut un passage au Mont Srđ, qui culmine à 412 mètres au-dessus de Dubrovnik. Le téléphérique relie la porte Ploče au sommet en quelques minutes moyennant 25 € aller-retour. La vue depuis le sommet est spectaculaire : les remparts circulaires en contrebas, l’Adriatique à l’infini et Lokrum juste en face. On peut aussi monter à pied depuis la porte Buža (compter environ 1 heure). La montée est raide mais permet d’apprécier la végétation de garrigue et d’arriver au sommet avec la satisfaction physique d’un vrai effort. Je vous laisse apprécier le paysage au coucher du soleil : 

Jour 14 : L’île de Lokrum

À seulement quinze minutes de bateau de Dubrovnik, l’île de Lokrum offre un contraste saisissant avec l’animation de la vieille ville. Réserve naturelle protégée depuis 1964, l’île est entièrement piétonne et se découvre au fil de ses sentiers ombragés entre les pins, les chênes verts et une végétation inattendue.

Que voir sur l’île de Lokrum ?

Le monastère bénédictin, fondé au 11ème siècle, a une histoire mouvementée : occupé, abandonné, reconverti en résidence par l’archiduc Maximilien de Habsbourg (qui y fera planter le jardin botanique), puis transformé en casino sous Tito. Aujourd’hui, on peut se promener entre les ruines de l’édifice original et les jardins. Les paons qui évoluent librement sur l’île sont devenus l’un de ses symboles, descendants de ceux offerts par l’archiduc Maximilien.

Le jardin botanique adjacent abrite des essences venues du monde entier, dont des cactus géants et des agaves monumentaux qui contrastent avec la végétation méditerranéenne environnante.

Parmi les autres curiosités à ne pas manquer sur l’île de Lokrum, ne manquer pas la « Mer Morte », un petit lac salé communiquant avec la mer par une grotte sous-marine. L’eau y est plus chaude qu’en mer ouverte et la baignade y est très agréable.

L’allée du Paradis conduit tout droit vers le Fort Royal au sommet de l’île. Un petit chemin derrière le fort mène à un superbe point de vue sur Dubrovnik et sur la côte.

💡 Se rendre sur l’île de Lokrum depuis Dubrovnik

  • Accès : ferry depuis le Vieux Port de Dubrovnik. Départs toutes les 30 minutes en haute saison, de 9h à 19h. Dernier retour à 20h : ne pas rater le dernier bateau, l’île ne dispose pas d’hébergement et il est interdit de loger sur l’île.
  • Tarif : 30 € par adulte, incluant le ferry aller-retour et l’entrée dans la Réserve Naturelle. Tarif réduit pour les enfants et gratuit pour les moins de 7 ans. Les billets sont à acheter au kiosque sur le quai du Vieux Port, valable le jour de la date d’achat (qu’importe l’horaire du bateau). 
  • Durée : 3 à 4h suffisent pour voir l’essentiel de Lokrum ce qui en fait une destination facile et idéale pour échapper au tumulte de Dubrovnik. Je vous conseille d’emporter de l’eau et un pique-nique car la restauration est limitée sur l’île (un café et quelques kiosques qui pratiquent des tarifs élevés).

Jour 15 : Les îles Elaphites

Pour conclure ce voyage en douceur, une excursion vers les îles Élaphites me permet de découvrir un archipel encore préservé au large de Dubrovnik. Ces îles jouaient autrefois un rôle important dans la République de Raguse, qui y possédait des vignobles et des domaines agricoles. Sur les 13 îles que compte l’archipel, seules trois sont habitées en permanence.

Šipan est la plus grande et la plus verdoyante. Ses oliveraies centenaires, ses demeures anciennes et ses deux ports séparés par l’île (Luka au nord, Suđurađ au sud) lui donnent une atmosphère de bout du monde paisible. Au fil de ma promenade sur l’île, je suis tombée par hasard sur un producteur d’huile d’olive, sous l’enseigne Family Danicic. La propriétaire m’accueille dans le jardin avec un grand sourire et me propose une dégustation de leur production d’huile d’olive 100 % locale. Des bouteilles d’huile d’olive sont également mises en vente sur place.

Lopud est réputée pour sa plage de sable de Šunj, l’une des rares plages de sable naturel de toute la région de Dubrovnik, une rareté sur une côte essentiellement rocheuse. La plage est accessible depuis le port en 20-30 minutes à pied, ou en voiturette électrique (2 euros en espèces). Depuis le port, il est aussi possible d’accéder aux ruines des anciennes églises situées sur les hauteurs de l’île. L’église Saint-Jean Baptiste, par exemple, offre une belle vue panoramique récompensant une montée assez raide de 30 minutes. A proximité du port, ne manquez pas non plus l’église Saint-Marie.

Koločep, la plus proche de Dubrovnik (30 min de ferry), est entièrement piétonne et offre un cadre paisible entre criques rocheuses, forêts de pins et végétation. Elle est la plus petite des trois îles habitées et aussi la plus tranquille.

💡 Pour visiter les Élaphites, il est possible de réserver une excursion organisée en bateau à la journée (environ 50-100 €/personne) qui inclut en général le déjeuner à bord et des escales sur deux ou trois îles. En saison, il est aussi possible d’embarquer à bord du ferry public Jadrolinija depuis le port de Gruž à Dubrovnik, qui dessert les trois îles pour quelques euros (environ 5-9 €) mais avec des horaires plus contraints.

Des villages historiques de Hvar aux remparts de Dubrovnik, en passant par les vignobles de Korčula et les criques sauvages des îles Pakleni, cette seconde partie de mon road-trip en Croatie révèle toute la diversité du littoral croate. Chaque escale possède son propre caractère et alterne nature, patrimoine et douceur de vivre, idéale pour découvrir une Croatie bien plus riche que l’image de carte postale qui lui est souvent associée. Pour compléter votre lecture, je vous invite à consulter l’article sur la partie 1 de mon road-trip en Croatie menant de Plitvice à Split. 

  • Partie 1 – Jour 1 à 7 : De Plitvice à Split
  • Partie 2 – Jour 8 à 15 : Des îles dalmates à Dubrovnik

Informations pratiques

Où manger ? Mes bonnes adresses

  • Ile de Hvar :
    • Comme indiqué dans l’article, ma toute première adresse testée sur l’île de Hvar est le restaurant Hora Hvar. Situé au beau milieu des vignes, entre Stari Grad et Jelsa, le restaurant propose une dégustation de 3 vins croates accompagnés de charcuterie et de fromage produits localement. La carte propose également la Peka, plat longuement mijoté à base de viande et typiquement croate (réservation à l’avance obligatoire pour déguster ce plat).
    • A Hvar Town, plusieurs adresses méritent le détour telles que Fig Hvar (brunch/déjeuner), Pošteni (restaurant italien) et Faria (italien/méditerranéen).
  • Ile de Korcula :
    • Dans la ville de Korcula, j’ai testé 2 adresses qui m’ont particulièrement plu. Cupido est un restaurant bistronomique proposant des plats à base de fruits de mer et de poisson avec terrasse donnant directement sur la mer et ALAVIJA propose une carte concise de délicieux plates de pâtes, pizzas et burgers à déguster en terrasse uniquement (réserver à l’avance en haute-saison).
    • A Lumbarda, connue pour ses vignobles et ses nombreux domaines viticoles, mon choix s’est porté sur Winery Sabulum. Le personnel est aux petits soins et propose une dégustation de 3 vins avec planche de charcuterie et de fromage locaux pour 23 euros pas personne.
  • Dubrovnik :
    • L’une des meilleures adresses testées est à Dubrovnik est sans aucun doute Dubravka 1836, un superbe restaurant avec vue sur mer et sur le fort Lovrjenac. Il est recommandé de réserver plusieurs jours à l’avance, l’endroit est assez prisé. La carte propose des mets croates et méditerranéens. Ce restaurant fait partie de l’enseigne Nautika Restaurants qui possède d’autres adresses à Dubrovnik dont Panorama situé au mont Srd et Nautika Restaurant le long des remparts. Ces deux dernières adresses sont des restaurants gastronomiques.
    • Pour un déjeuner rapide, je vous conseille Presa qui propose des burgers, sandwichs ou encore des salades. De même, Burger Republic House est une bonne adresse à noter pour manger un bon burger de boeuf, de poulet ou encore de poulpe (que je recommande !).
    • Au nord de la vieille-ville, Lady Pi-Pi est une adresse connue pour sa terrasse extérieure avec vue sur les remparts. La carte est un peu chère mais les plats sont copieux et généreux.
    • A Dubrovnik, les glaciers ne manquent pas et j’ai eu beaucoup de mal à trouver une adresse avec un bon rapport qualité/prix. Je vous recommande en particulier Gelateria Dubrovnik située sur le Stradun proche de la porte Pile.
    • Pour un café, je vous conseille Cogito Coffee Shop à 2 pas du musée maritime et GreenGo qui propose également des jus et smoothies en saison.

Comment se déplacer pour cet itinéraire en Croatie ?

La voiture n’est plus indispensable pour cette seconde partie du voyage, c’est même l’inverse : il vaut mieux la rendre à Split avant de prendre le large. Les voitures de location peuvent ne pas être autorisées à traverser sur les car-ferries, ou moyennant un supplément conséquent, et la plupart des vieilles villes insulaires (Hvar Town, Korčula Town) sont piétonnes ou très difficiles d’accès en voiture.

Le bateau devient le mode de déplacement principal. Les ferries et catamarans de différentes compagnies (Jadrolinija, TP Line et Krilo) relient les îles entre elles et depuis Split et Dubrovnik. Pour se rendre sur les îles Pakleni, les îles de l’archipel de Korcula et sur les îles Elaphites, les opérateurs d’excursions et les bateaux-taxis assurent des liaisons régulières en particulier d’avril à septembre. 

Je vous conseille de réserver les traversées à l’avance en haute saison, en particulier le catamaran Split–Hvar Town (ou Korcula-Dubrovnik) qui affiche souvent complet en juillet-août. Les billets sont disponibles sur le comparateur Direct Ferries, le site de la compagnie directement ou aux guichets des ports concernés.

Où loger pour cet itinéraire ?

Hvar (2-3 nuits) : Jelsa ou Stari Grad sont de bonnes bases pour explorer l’île au calme, avec la possibilité de rejoindre Hvar Town en bus pour une soirée. Hvar Town elle-même est idéale pour profiter de l’animation du port et de son cadre méditerranéen. Toutefois, les hébergements y sont plus chers et plus demandés. Je recommande de réserver très tôt pour cette étape, c’est la plus tendue de tout le road-trip en haute saison. J’ai réservé cette chambre sur Booking dans le centre de Hvar Town. 

Korčula (1-2 nuits) : Korčula Town est le choix naturel, l’ambiance de la vieille ville fortifiée le soir, quand les excursionnistes de la journée sont repartis, vaut largement la nuit sur place. Lumbarda, à 6 km, est une alternative plus calme et plus authentique mais moins bien desservie si on n’est pas véhiculé. J’ai logé dans cet hôtel situé à 15 minutes à pied de l’entrée de la vieille-ville. 

Dubrovnik (3-4 nuits) : La base idéale pour explorer la vieille ville, faire l’excursion à Lokrum et rejoindre les îles Élaphites. Loger dans la vieille ville est magique mais onéreux et bruyant en saison. Les quartiers de Lapad ou Ploče offrent un bon compromis : calmes, bien desservis en bus, moins chers. J’avais réservé cet Airbnb situé à 20 minutes à pied des remparts de Dubrovnik. 

Combien de temps pour cet itinéraire ?

J’ai réalisé cette seconde partie de mon road-trip en Croatie en 1 semaine, ce qui permet de ne pas courir entre les îles et de profiter pleinement de chaque étape. Dubrovnik mérite à elle seule 3 nuits minimum pour visiter la vieille ville, faire le tour des remparts, grimper au Mont Srđ et s’échapper à Lokrum. Il est possible de condenser cet itinéraire en 5 jours avec un rythme plus soutenu, en faisant l’impasse sur une île ou en réduisant le temps de séjour à Hvar ou à Korčula. Mais les îles dalmates se savourent lentement et il serait dommage de les traverser trop vite.

Quand visiter la Croatie ?

  • Mai reste excellent pour la côte et les villes. Hvar et Korčula sont encore tranquilles, les ferries ont leurs horaires complets et les restaurants sont ouverts. En revanche, la mer (18-20 °C) peut être un peu fraîche pour ceux qui comptent beaucoup se baigner.
  • Juin-septembre-octobre sont les mois idéaux pour les îles : la mer est agréable (22-25 °C), la fréquentation reste gérable et l’atmosphère des villages insulaires est à son meilleur. Septembre en particulier est magnifique grâce à la lumière de fin d’été et les eaux encore chaudes qui en font la saison favorite des connaisseurs. Octobre reste agréable en début de mois sur la côte, mais les liaisons en ferry commencent à se réduire et certains hébergements et restaurants ferment sur les îles.
  • Juillet-août : Dubrovnik est l’une des villes les plus fréquentées de Méditerranée en plein été. Les remparts peuvent devenir une épreuve physique par forte chaleur, et les ruelles de la vieille ville sont bondées dès 9h du matin. Hvar Town est dans le même cas. Si vous voyagez en été, privilégiez les visites très tôt le matin ou en soirée.

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